Signes dans l'Evangile de Jean

Signes dans l’Évangile de Jean


En changeant l’eau en vin, Jésus ne se contente pas de venir au secours de l’ordonnateur du repas – confus de n’avoir pas prévu suffisamment de vin – mais Jésus annonce surtout un changement indispensable :la première alliance sera remplacée par « une alliance nouvelle »(Héb.8 v.13), laquelle sera « plus excellente »(Héb.8 v.6) [figurée par l’indication :  « tu as gardé le bon vin jusqu’à présent »].

 

 

Le second signe fut la guérison du fils d’un officier du roi (4 v.46 à 54). Comprenons que l’apôtre Jean parle de signes (littéralement) et non pas de miracles ; car Jésus avait déjà opéré d’autres miracles (voir les versets 45 & 48) et la guérison du fils de l’officier ne constituait donc pas le deuxième miracle. Les signes constituent un langage, un enseignement. Le fils mourant représente l’état d’Israël, depuis longtemps malade et moribond, au sein duquel il se trouve tout de même un résidu qui a la foi

Jésus revenait de la Samarie et il se rendait en Galilée, plutôt qu’en Judée, sachant « qu’un prophète n’est pas honoré dans sa propre patrie » (v.44). Le Seigneur savait qu’il était rejeté par les siens et il se retirait donc au milieu des méprisés (les Samaritains, les Galiléens). Ainsi s’accomplissait la promesse : « Mais les ténèbres ne règneront pas toujours sur la terre où il y a maintenant des angoisses : si les temps passés ont couvert d’opprobre le pays de Zabulon et le pays de Nephthali, les temps à venir couvriront de gloire la contrée voisine de la mer, au-delà du Jourdain, le territoire des païens » (És.8 v.23).

« Après cela, il y eut une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem » (5 v.1). Il s’agissait sans doute d’une fête instituée par les Juifs eux-mêmes (et non pas par l’Éternel), probablement la fête des Purim (Esther 9 v.32). Le fait de parler d’une « fête des Juifs », plutôt que de dire de quelle fête il s’agissait, nous rappelle toutefois que Dieu ne prenait plus plaisir aux fêtes des Israélites, même si plusieurs de ces fêtes avaient été instituées par l'Éternel lui-même: « Je hais, je méprise vos fêtes, je ne puis sentir vos assemblées » (Amos 5 v.21).

 

Jésus se rendait auprès d’un homme « malade depuis longtemps » et qui n’avait aucune force pour se jeter dans la piscine lorsque l’eau était agitée par un ange (5 v.2 à 16). Sans force propre et sans aucun secours, cet homme était désespérément seul et sans espoir. Il était le spectateur occasionnel et sans doute malheureux de la grâce qui se manifestait de temps en temps : le premier qui descendait dans la piscine après que l’eau avait été agitée était guéri…Cet homme est à l’image de cette foule « languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger »(Mat.9 v.36) [cet homme se trouvait pourtant dans un lieu proche de la porte des brebis !]. Ni les fêtes, ni le sabbat (cette scène se déroule un jour de sabbat) ne pouvaient suffire pour communiquer le véritable repos, le véritable bonheur : la Loi de Moïse ne sauve pas ; au contraire, elle condamne…

 

Jésus guérissait cet homme (3ème signe) que tous avaient abandonné.

À suivre…