La venue du seigneur

La venue du Seigneur

Espérance de l’Église

    

 

 

Jésus a dit à ses disciples : « Lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi » (Jean 14 v.3). Le Seigneur n’a pas dit qu’il attendrait les disciples, mais qu’il reviendrait pour les prendre avec lui.

 

Le véritable disciple cherche les choses d’en-haut, auxquelles il est attaché (voir Col.3 v.1 à 4). L’apôtre Paul écrit que « nous sommes citoyens des cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ »  (Phil.3 v.20). Le ciel est notre patrie (cf.Héb.11 v.13 à 16), d’où nous attendons le Seigneur. Autrement dit, notre attente n’est pas seulement de rejoindre notre patrie, mais notre espérance est que le Seigneur lui-même vienne à notre rencontre pour nous chercher !

 

Dès lors, « quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur » (Épître de Jean, 3 v.3). C’est logique : toute personne qui est convaincue que Jésus revient et qui attend la venue du Seigneur se prépare à cet évènement glorieux. Le chrétien qui ne se purifie pas peut-il réellement dire qu’il aime l’avènement de Jésus ?  L’apôtre Paul écrit que la couronne de justice est réservée à tous ceux qui auront aimé l’avènement du Seigneur (II Tim.4 v.8) : non pas à ceux qui ne cherchent Jésus qu’en vue d’être bénis ici-bas, mais à ceux qui soupirent après la venue du Seigneur !

 

« Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui seront restés, nous serons ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (I Thes.4 v.16 & 17). Cet évènement sera soudain et les hommes non chrétiens n’y verront absolument rien. Notons que ce sera le Seigneur lui-même (l’époux) qui viendra chercher l’Église (l’épouse). Il ne posera pas les pieds sur la terre : c’est pourquoi, si quelqu’un venait nous dire que le Christ est ici ou à tel endroit de la terre, nous ne nous laisserions pas séduire, car nous savons de quelle manière (dans les airs) il viendra nous chercher…

 

Nous ne connaissons ni le jour ni l’heure, ce qui implique que nous soyons toujours prêts !« Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur » (I Thes.5 v.4). Si, pour le reste des hommes, Jésus viendra « comme un voleur », pour nous, nous attendons l’époux, ce qui n’est évidemment pas du tout la même chose : on ne souhaite absolument pas la venue d’un voleur, tandis que l’on est impatient de rencontrer l’époux !

 

Si nous ne connaissons pas le jour, nous pouvons toutefois affirmer que l’enlèvement aura lieu avant la grande tribulation.« Car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à la possession du salut par notre Seigneur Jésus-Christ, qui est mort pour nous, afin que, soit que nous veillions, soit que nous dormions, nous vivions ensemble avec lui » (I Thes.5 v.9 & 10). Assurément, la colère atteindra les hommes pécheurs, mais pour nous, nous savons que Jésus a subi la colère à notre place, à la croix de Golgotha. Comment oser imaginer que l’époux puisse envisager de manifester sa colère contre l’épouse ? Une telle pensée bafoue son amour et revient à nier la perfection de son sacrifice !

 

À l’église de Philadelphie (qui représente l’Église fidèle), le Seigneur annonce qu’il la gardera de l’heure de la tentation (Ap.3 v.10). Hélas, la traduction « à l’heure de la tentation (ou épreuve) » crée une confusion, laissant croire que l’Église sera présente sur terre lors de la grande tribulation et qu’elle sera néanmoins protégée par Jésus. En fait, l’Église sera gardée de la tentation (ou : hors de la tentation) ; autrement dit, elle n’y aura aucune part. À cette église de Philadelphie, le Seigneur déclare : « Je viens bientôt ». Pourquoi faudrait-il qu’une Église fidèle soit traitée comme le monde ? Certes, la fausse église, l’église adultère, sera dans la tribulation, avec le monde qu’elle aime tant ! « Ne savez-vous pas que l’amour du monde est inimitié contre Dieu ? » (Jacques 4 v.4).

 

Ce qui attend l’épouse fidèle, ce sont les noces de l’Agneau. « Heureux ceux qui sont appelés au festin des noces de l’Agneau » (Ap.19 v.9). Dans la suite, l’épouse accompagnera l’époux lorsqu’il viendra pour frapper les nations et les paître avec une verge de fer (cf.Ap.19 v.15). N’oublions pas que l’épouse est une reine (voir Ps.45) !

 

Lors de ce second retour, visible de tous les hommes (à la différence de son premier retour, passé incognito), le Seigneur Jésus sera « glorifié dans ses saints et admiré dans tous ceux qui auront cru » (II Thes.1 v.10). Il n’est pas écrit « par », mais « dans » (ou : « parmi »), ce qui signifie que le Seigneur sera entouré des élus et que cette manifestation sera glorieuse, faisant la joie et l’honneur de l’époux (qui est fier de son épouse). Le monde verra à quel point Jésus a aimé l’Église et comment il l’a préparée, puis parée de gloire.

 

« Quand Christ, votre vie, paraîtra, vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire » (Col.3 v.4). Il est tout à fait normal que le Seigneur veuille manifester sa gloire au monde en étant entouré de ses saints (l’Église). Ah ! Si seulement nous réalisions à quel point Jésus aime l’Église et combien il se réjouit à son sujet ! Répétons-le : comment se pourrait-il que l’épouse ait à subir la colère qui s’abattra sur les hommes rebelles ? Assurément, pour que l’Église paraisse avec Jésus, il faut qu’elle ait été préalablement enlevée et que les noces de l’Agneau aient eu lieu.

 

L’Église véritable est composée de ceux qui se sont « convertis à Dieu, en abandonnant les idoles pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux son Fils, qu’il a ressuscité des morts, Jésus, qui nous délivre de la colère à venir » (I Thes.1 v.9 & 10). Les disciples servent Dieu, tout en attendant la venue du Seigneur : servir Dieu sans la pensée du retour de Jésus est totalement anormal !

 

Les disciples n’attendent pas la colère à venir (dont ils sont délivrés), pas plus qu’ils n’attendent la mort, mais ils attendent l’enlèvement ! S’il advient qu’ils meurent avant l’enlèvement, ils sont avec Christ (cf.Phil.1 v.23 ; II Cor.5 v.8) : nous n’avons donc pas lieu de nous affliger à leur sujet (voir I Thes.4 v.13 à 18).

 

Oh ! Glorieuse espérance : le Seigneur viendra lui-même nous chercher ! Il n’enverra pas les anges pour le faire, mais il viendra personnellement. Le Saint-Esprit atteste toutes ces merveilleuses vérités dans nos cœurs, « et l’Esprit et l’épouse disent : Viens » (Ap.22 v.17). Toute personne remplie du Saint-Esprit dit : Viens ! « Les grandes eaux ne peuvent éteindre l’amour, et les fleuves ne le submergeraient pas ; quand un homme offrirait tous les biens de sa maison contre l’amour, il ne s’attirerait que le mépris » (Cant.8 v.7). Le monde offrirait-il tous ses biens ? L’Épouse ne s’y intéresse pas ; elle attend Jésus.