Qui devons-nous prier ?

 

2eme partie:   Le Fils

 

Jésus rappelle aux disciples que c’est lui qui les a choisis et établis, et il leur dit que ce qu’ils demanderont au Père en son nom, le Père le leur donnera (Jean 15 v.16). Le Seigneur dit par ailleurs : « Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils » (Jean 14 v.13). Il insiste : « Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai » (v.14). Ainsi donc, lorsque nous prions le Père dans le nom de Jésus, l’exaucement peut nous être accordé par le Père ou (et) par le Fils. Jésus a donc bien le pouvoir d’exaucer les prières.Notons d’ailleurs qu’en ce faisant, il glorifie son Père.

 

Après que Pierre ait expliqué qu’il fallait élire le remplaçant de Judas, les disciples ont fait cette prière : « Seigneur…désigne lequel tu as choisi » (Actes 1 v.24). Ils se souvenaient que c’était Jésus lui-même qui avait choisi les apôtres et c’est tout naturellement à lui qu’ils s’adressaient pour que soit désigné le nouvel apôtre.

 

Par crainte de contrevenir au commandement qui dit de ne pas prononcer le nom de Dieu en vain (Ex.20 v.7), les Juifs préféraient prononcer le nom de Seigneur. Il est intéressant de noter que  le nom utilisé – Adonaï – est un pluriel (comme Elohim) ! Les Juifs invoquaient donc les Seigneurs (il s’agit donc du Père et du Fils). Pour leur part, lorsqu’ils ont prié, les disciples ont prononcé le nom d’Adon, qui signifie Seigneur au singulier. C’est ainsi qu’ils appelaient Jésus. Les écrits de l’apôtre Paul confirment que Jésus est le Seigneur - l’Adon (I Cor.12 v.3). Ainsi donc, en priant le Seigneur, les disciples ne s’y trompaient pas : ils s’adressaient à Jésus lui-même.

 

Tandis qu’il mourait sous les coups de ses adversaires, Étienne priait : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit ! » (Actes 7 v.59). Puis il faisait cette requête : « Seigneur, ne leur impute pas ce péché ! » (v.60). Notons que, « rempli du Saint-Esprit », Étienne avait vu « la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu » (v.55). Il s’adressait donc à Jésus en parfaite connaissance de cause, sous l’inspiration de l’Esprit. S’il n’avait pas été permis de le faire, Etienne n’aurait certainement pas prié le Seigneur, mais le Père (qu’il voyait).

 

Saul, devenu Paul, est certainement un merveilleux fruit de la prière d’Etienne…Lorsque le Seigneur l’a jeté à terre et lui a demandé : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? », Saul a répondu : « Qui es-tu Seigneur ? » (Actes 9 v.4 & 5) ; puis : « Seigneur, que veux-tu que je fasse ? » (v.6). Ensuite, Jésus s’est adressé à un disciple nommé Ananias et cet homme a répondu au Seigneur (v.10 à 16). Paul et Ananias ont donc parlé à Jésus !

 

Au sujet de l’écharde qu’il avait reçue, l’apôtre Paul a prié le Seigneur (II Cor.12 v.8), qui lui a répondu : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse » (v.9). Puisqu’il a répondu, le Seigneur a donc agréé la prière de Paul (même si la réponse diffère de l’attente exprimée par l’homme).

 

L’apôtre Paul exhorte Timothée : « Fuis les passions de la jeunesse, et recherche la justice, la foi, l’amour, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur » (II – 2 v.22). La première lettre adressée aux  Corinthiens concerne également « tous ceux qui invoquent en quelque lieu que ce soit le nom de notre Seigneur Jésus-Christ » (1 v.2). L’apôtre Paul écrit aux Romains : « Il n’y a aucune différence, en effet, entre le Juif et le Grec, puisqu’ils ont tous un même Seigneur, qui est riche pour tous ceux qui l’invoquent. Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé » (10 v.12 & 13). L’apôtre pose ensuite cette question : « Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru ? » (v.14). Pour que les hommes puissent croire et invoquer le Seigneur Jésus, il faut qu’ils en entendent parler (v.14 à 16) : c’est absolument indispensable ! En effet, ce n’est qu’en Jésus que nous pouvons être agrées de Dieu.

 

Jésus est « un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu » (Héb.2 v.17), qui « peut secourir ceux qui sont tentés » (v.18), qui compatit à nos faiblesses (4 v.15). Nous pouvons donc nous approcher de lui, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins (v.16). L’apôtre Pierre confirme : « Approchez-vous de lui, pierre vivante, rejetée par les hommes » (I – 2 v.4). Nous sommes invités à être en communion avec Jésus et nous comprenons bien que, dans une véritable communion, il y a dialogue. Il serait tout de même surprenant que nous soyons invités à nous approcher de quelqu’un à qui nous n’aurions pas le droit d’adresser la parole !

 

Jésus est également qualifié de médiateur entre Dieu et les hommes (I Tim.2 v.5). Il est d’ailleurs le seul médiateur. Par définition, un médiateur est quelqu’un à qui on peut s’adresser.

 

Jésus est notre avocat auprès du Père (I Jean 2 v.1). Là encore, le Seigneur nous est présenté comme quelqu’un à qui on peut parler pour exposer nos besoins.

Certes, il y a bien des fois où Jésus intercède pour nous, alors même que nous ne l’avons pas invoqué, et pour des choses dont nous n’avons pas connaissance: il peut s’agit de péchés ignorés, de dangers dont nous n’avons pas conscience, d’accusations de la part de Satan, etc. Heureusement que nous avons ce merveilleux intercesseur et c’est fort rassurant et encourageant (voir Rom.8 v.33 & 34) !

 

David invoque Dieu : « Elohim (= les Dieux), entends ma prière » (Ps.54 v.4 - Chouraqui), et il sait que Dieu l’aide : « Voici, Elohim (pluriel) m’aide (au singulier !), Adonaï (= les Seigneurs) avec les tuteurs de mon être » (v.6 - Chouraqui) – ce qui signifie que les Seigneurs soutiennent son âme. Au psaume 66, il dit que s’il avait conçu l’iniquité dans son cœur, Adonaï (pluriel) ne l’aurait (singulier) pas exaucé (v.18). Nous voyons donc que le Fils entend et agit avec le Père. Notons ici que l’Ange de l’Éternel qui est apparu dans le buisson ardent n’est autre que le Seigneur Jésus (Ex.3). Dans le même passage, il est également appelé YHVH et Elohim. Souvenons-nous que     Jésus a dit : « Moi et le Père nous sommes un » (Jean 10 v.30). Dans le contexte du buisson ardent, Moïse parlait donc à Jésus, l’Ange de l’Éternel…

 

Au sujet de la médiation de Jésus, il est certainement utile de préciser ceci : dans l’Ancien Testament, l’œuvre de Jésus, en tant que médiateur, était préfigurée par le système sacrificiel. Par ce système (inefficace en lui-même), les croyants d’alors étaient agréés par Dieu uniquement en vertu de l’œuvre future du Christ, préfigurée par ce système.

 

Jésus annonce : « Voici, je viens bientôt… » (Ap.22 v.12). C’est bien lui qui parle ainsi : « Moi Jésus… » (v.16). En retour, « l’Esprit et l’épouse (= l’Église) disent : Viens » (v.17). Il s’agit bien d’une prière adressée à Jésus lui-même, sinon il aurait été dit : « Père, nous te demandons que Jésus vienne ». Il se trouve ensuite une invitation à formuler cette prière : « Et que celui qui entend dise : Viens ». Nous comprenons qu’il s’agit d’une prière inspirée par le Saint-Esprit, une prière qui plait certainement à Dieu. Souvenons-nous que le Saint-Esprit nous conduit toujours dans la seule Vérité !

 

L’apôtre Jean précise qu’il a écrit afin que nous sachions que nous avons la vie éternelle, nous qui croyons au Fils de Dieu. Il poursuit en affirmant que nous avons auprès de lui cette assurance que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute (I – 5 v .13 & 14). Le contexte nous montre clairement que c’est auprès de Jésus que nous avons l’assurance d’être écouté.

 

Le même apôtre précise que « notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ » (I – 1 v.3). Dans la communion, il y a bien évidemment l’amour qui unit, la confiance, le partage, le dialogue. Cette communion, Dieu l’a voulue et il l’a rendue possible par le Fils. Quelle belle famille ! Assurément, nous pouvons nous adresser tant au Père qu’au Fils bien-aimé : les deux sont d’accord !