LA PENTECÔTE

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LA PENTECÔTE 

Lire Actes 2 

Observons tout d’abord qu’il est écrit qu’ils étaient « tous rassemblés au même endroit » (Semeur). Ils étaient ensemble : le rassemblement de l’Église est une chose que Dieu aime (en vérité, église = assemblée) et se tenir à l’écart est une anomalie. L’église primitive savait se rassembler, savait ce qui signifiait la communion fraternelle…

Ensuite, ce que les gens vont entendre, c’est parler des choses merveilleuses que Dieu a accomplies. Dans la maison de Corneille, Pierre et les fidèles circoncis qui étaient avec lui entendaient les nouveaux baptisés de l’Esprit parler en langues et glorifier Dieu (Actes 10 v.46). Nous constatons donc que le Saint-Esprit pousse les disciples à glorifier Dieu.

La fête juive de la Pentecôte était une fête joyeuse : lire Deutéronome 16 v.9 à 12. En lien avec la moisson, elle constituait une fête de reconnaissance à l’égard de Dieu qui avait donné une terre bénie, et le peuple manifestait sa reconnaissance par des offrandes volontaires…Le peuple devait se souvenir de la délivrance (« tu as été esclave en Égypte ») et se réjouir de la grâce qui lui avait été accordée. NE PAS SE SOUVENIR EST UN DANGER, car celui qui oublie la délivrance en vient vite à négliger Dieu, à négliger la marche avec Dieu.

La joie devait être partagée avec les serviteurs et les servantes, les étrangers et les pauvres : on faisait tomber les barrières liées à la classe sociale et à la race. La Pentecôte chrétienne a inauguré cette communion entre des gens d’origines tellement différentes qui apprennent à s’aimer et à se servir mutuellement.

Lorsque Dieu instituait la fête de la Pentecôte, il ordonnait aussitôt après : « Quand vous ferez la moisson dans votre pays, tu laisseras un coin de ton champ sans le moissonner, et tu ne ramasseras pas ce qui reste à glaner. Tu abandonneras cela au pauvre et à l’étranger. Je suis l’Éternel, votre Dieu » (Lév.23 v.22). Dieu veut que l’on apprenne à partager la bénédiction, à se soucier des pauvres, et à savoir prendre soin des étrangers.  Pour que l’on comprenne combien cela est important, Dieu précise : « Je suis l’Éternel, votre Dieu ». Ne pas tenir compte de cette exhortation revient donc à ne pas vraiment tenir compte de Dieu lui-même !!! Proclamer que Dieu est bon est vivre dans l’égoïsme et l’indifférence, cela est une sérieuse anomalie !

J’ose dire que l’une des conséquences du baptême de l’Esprit est la communion fraternelle. D’ailleurs, il est écrit que « nous avons tous été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit » (I Cor.12 v.13). On retrouve la diversité – étrangers, esclaves et libres – et l’unité qui implique forcément la solidarité…Tout lecteur assidu et honnête sait que l’Église primitive est caractérisée par la communion fraternelle sincère et pratique.

La Pentecôte juive était liée à la possession d’une terre et à la bénédiction sur cette terre ; la Pentecôte chrétienne est en rapport avec une patrie et une cité célestes et l’apôtre Paul écrit que « nous sommes bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ » (Eph.1 v.3). Nous sommes exhortés à être attachés aux choses d’en-haut, à rechercher prioritairement le royaume de Dieu et sa justice.

La Pentecôte juive était en rapport avec la moisson ; la Pentecôte chrétienne annonce - et débute d’ailleurs par une moisson d’âmes rachetées par et pour Christ ! Le Saint-Esprit survient pour unir les disciples et pour les équiper en vue de la moisson. « Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins…jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1 v.8). C’est bien là la promesse et le mandat du Seigneur Jésus-Christ ! La fin de la moisson est figurée par la fête des Tabernacles, une fête en rapport avec la terre et le millénium…

Parmi les choses qui contribuent au témoignage, il y a l’unité de l’Église : lire Jean 17 v.20 à 26. Nous comprenons d’ailleurs que l’unité comprend l’unité avec la Trinité…UN EN NOUS…MOI EN EUX, ET TOI EN MOI. L’apôtre Paul écrit que nous devons nous efforcer (ce qui signifie qu’il y a des dangers, des difficultés, de problèmes à surmonter, des efforts à fournir) de conserver l’unité de l’Esprit part le lien de la paix (Eph.4 v.3).

Le manque d’unité de l’église :

-          Constitue un mauvais témoignage.

-          Affaibli l’Église.

-          Démontre qu’il n’y a pas une bonne relation avec Dieu (car celui qui est uni à Dieu est forcément uni avec tous ceux qui sont eux aussi unis au Seigneur).

-          Manifeste que le Saint-Esprit ne peut pas vraiment conduire, influencer, toucher, non pas qu’il n’en soit pas capable (bien au contraire), mais parce que les membres de l’Église font obstacle par leurs mauvaises attitudes et dispositions de cœur.

-          Est un péché grave : Que tous ceux qui ont un problème à cet égard en prennent conscience et se repentent.

Alors que Dieu avait empêché les hommes de s’entendre à l’occasion de la tour de Babel, Dieu veut que ceux qui lui appartiennent s’entendent pour bâtir son Église ! Or, de nos jours, les hommes s’efforcent de s’unir pour ériger une nouvelle tour de Babel, alors que des chrétiens semblent malheureusement « s’efforcer » de se diviser ! Quelle folie ! Où est donc le fruit de l’Esprit ?

Soyons donc de ceux qui vivent l’esprit de la véritable Pentecôte, non pas en paroles seulement, mais également en actes !