ENTRER EN POSSESSION DE NOTRE HÉRITAGE

ENTRER EN POSSESSION DE NOTRE HÉRITAGE

Lire Josué chapitre 3

Lorsque les Hébreux fuyaient l’Egypte, il y eut un obstacle : c’était la mer rouge. Dieu fendit alors la mer pour leur donner un passage et pour leur accorder la délivrance. Désormais, le peuple allait devoir entrer en terre promise, mais cette fois encore il y avait un obstacle : le Jourdain. C’est ainsi qu’il se dresse des obstacles pour nous empêcher de nous séparer de l’Egypte, qui représente le monde et l’esclavage du péché, et qu’il se dresse également des obstacles pour nous empêcher d’entrer en possession des promesses formelles de notre Dieu. Mais cette fois encore, pour les Hébreux, Dieu coupe les eaux et permet l’entrée en terre promise.

Certes, entre les deux évènements, il s’est écoulé beaucoup d’années, mais la faute n’est pas imputable à Dieu. Si Israël a perdu tant de temps et s’il a erré si longuement dans le désert, c’est à cause de son incrédulité. C’est malheureusement l’incrédulité qui nous empêche de recueillir les dons et les bienfaits de Dieu. Cela ne signifie pas nécessairement que nous ne soyons pas sauvés, mais cela signifie que nous n’entrons pas vraiment dans le repos que Dieu veut nous accorder ! Dès lors, au lieu de vivre en Canaan, nous vivons et nous tournons en rond dans le désert ! C’est malheureusement vrai pour plusieurs, n’est-ce pas ?

 

Pour entrer en terre promise, les Hébreux devront suivre l’arche de l’alliance. Ils devront se tenir à distance (sans doute pour que tous puissent voir) mais ils devront fixer leurs regards sur elle afin d’emprunter exactement le même chemin. Considérons deux textes :

-          « Rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards fixés sur Jésus, qui suscite la foi et la mène à perfection » (Héb.12 v1 & 2). Certainement, en sachant fixer nos yeux sur le Seigneur, nous les détournons de bien des choses mauvaises et nous nous dépouillons du péché. Notons ici que les Hébreux auxquels s’adressait la lettre étaient dans le doute et qu’ils se demandaient s’ils ne devaient pas revenir en arrière afin d’échapper aux persécutions de la part de leurs compatriotes farouchement attachés à la loi de Moïse et opposés à la voie de Jésus-Christ.

-          « Christ nous a laissé un exemple afin que nous suivions ses traces » (I Pierre 2 v.21). Certes, il est question ici des souffrances et de la remarquable attitude du Seigneur, ce dont nous avons d’ailleurs bien besoin de nous souvenir, mais plus généralement nous avons besoin de regarder et de suivre le modèle.

Le chemin est nouveau pour le peuple d’Israël, de même que le Seigneur veut désormais nous faire emprunter de nouveaux sentiers, des sentiers que nous ne connaissions pas. Comprenons bien que les Hébreux ont marché dans le désert, conduits par l’Eternel, et pourtant il apparaît clairement qu’ils ont marché selon la chair. D’une certaine manière, le Jourdain nous parle de la mort à la vie de la chair et de la résurrection pour marcher désormais selon l’Esprit ! Trop de chrétiens demeurent charnels, comme l’étaient les Corinthiens, et d’autres sont tentés de se placer sous le joug de la loi, comme les Galates auxquels l’apôtre Paul devait écrire : « Je dis donc : Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair. Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez. Si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes point sous la loi » (5 v.16 à 18). Comprenons bien que ce n’est pas parce que Dieu nous a fait le don de l’Esprit qu’automatiquement nous nous comportons de façon spirituelle, et que ce n’est pas non plus, au motif que nous demeurons charnels, que nous n’aurions pas reçu l’Esprit. Les Corinthiens avaient reçu tous les dons et ils demeuraient malheureusement charnels et même vulnérables…

« Sanctifiez-vous », ordonne Josué. On peut être surpris par une telle exhortation, car ne devaient-ils pas être sanctifiés ? D’ailleurs, ils l’étaient, puisqu’ils avaient été mis à part des autres peuples, mais ils avaient toutefois eux-mêmes la nécessité de « se purifier de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant leur sanctification dans la crainte de Dieu » (II Cor.7 v.1). Hélas, dans la marche quotidienne, il y a des souillures qui s’attachent à nous et nous devons veiller à nous en débarrasser. Lorsque le Seigneur a lavé les pieds des disciples, il a bien précisé à Pierre : « Celui qui est baigné n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur » (Jean 13 v.10). Attention aux petits péchés et aux petits conflits qui peuvent devenir des pierres d’achoppement !

 

L’unité et la solidarité du peuple est rappelée au moyen des « douze hommes choisis parmi les tribus d’Israël, un homme de chaque tribu ». Par ailleurs, certaines tribus peuvent être moins nombreuses, mais elles comptent autant aux yeux de Dieu. Chaque pierre de l’édifice est précieuse, quelle que soit sa place et sa participation. D’ailleurs, si elle manque, l’édifice est incomplet.

Notons que les tribus de Ruben et de Gad sont représentées. Elles ont évidemment tort de vouloir s’installer du mauvais côté du Jourdain, mais aux yeux de Dieu elles demeurent partie intégrante du peuple de l’Eternel. Nous ne sommes pas autorisés à dire qu’elles n’en sont pas, au motif qu’elles font un mauvais choix. Cependant, leur mauvais choix emportera des mauvaises conséquences, tant pour elles que pour les autres tribus…De grâce, bien-aimés, ne soyez pas de ceux qui exercent leurs choix selon la vue et/ou de ceux qui se tiennent à l’écart. « Celui qui se tient à l’écart cherche ce qui lui plaît, il s’irrite contre tout ce qui est sage » (Prov.18 v.1), quand bien même il affirmera le contraire !

Dieu va fendre le Jourdain en donnant un très large espace permettant l’entrée en terre promise. Incontestablement, nul homme ne pourra s’attribuer le succès, pas même Josué.  Le grand apôtre Paul savait reconnaître la main et les voies de Dieu dans tout ce qu’il pouvait faire et réussir, et il écrivait ceci : « Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde » (Gal.6 v.14). Il n’ignorait pas que plusieurs voulaient se glorifier dans la chair, plaire aux hommes et être encensés par eux. Ces gens-là ont leur récompense, comme le dit Jésus (voir Mat.6 v.1 à 4). Nous préférons grandement être vraiment agréables au Seigneur et lui permettre de se glorifier au travers de l’Église !