BAPTÊME SUIVI DU DÉSERT

BAPTÊME  SUIVI DU DÉSERT 

Lire Marc 1 versets 9 à 13.

Jésus prend place parmi le peuple et Il se fait baptiser…Jésus vient pour être en communion avec le peuple. Il confirme ici son nom : Emmanuel.

Dieu approuve la décision de Jésus et Il le manifeste par les cieux ouverts, la descente du Saint-Esprit et cette parole : « Tu es mon Fils bien-aimé, en toi j’ai mis toute mon affection ». Lorsque nous reconnaissons Jésus comme Sauveur et Seigneur, le ciel s’ouvre également pour nous, le Saint-Esprit nous est donné, et Dieu nous assure que nous sommes des enfants bien-aimés ! « Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le sommes » (I Jean 3 v.1). « Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption par lequel nous crions : Abba ! Père ! L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu » (Rom.8 v.15 & 16). Prenons courage et ne craignons donc pas ! 

 

Jésus est alors poussé dans le désert, pour y être tenté. Mais Il a entendu cette parole réconfortante de la part de Dieu et Il a également reçu le don du Saint-Esprit : Il est plein de confiance et de force. Il advient que nous soyons nous aussi parfois envoyés dans le désert pour être éprouvés, mais nous pouvons garder l’assurance que le Seigneur est avec nous. « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Rom.8 v.31). D’ailleurs, si nous sommes envoyés par l’Esprit, ce n’est pas pour que nous soyons abandonnés du Père ! Souvenons-nous cependant des disciples qui avaient été contraints par Jésus d’embarquer (Marc 6 v.45). Le vent devenant contraire, ils ont été saisis de crainte, crainte qui a été décuplée lorsqu’ils ont cru voir un fantôme…qui n’était autre que leur Seigneur !!!

Insistons sur le fait que ce n’est pas Jésus qui a décidé de se rendre dans le désert, mais que c’est le Saint-Esprit qui l’y a poussé ; littéralement, il est écrit que l’Esprit « le jette dehors ». C’est énergique, n’est-ce pas ? Jésus est donc contraint pas le Saint-Esprit, tout comme il peut nous arriver d’être contraints par Dieu et de nous retrouver dans des situations que nous n’avons ni recherchées ni voulues…Le drame serait alors de ne pas discerner les voies de Dieu et de nous y opposer ! L’apôtre Paul aurait pu continuer à prier longtemps pour que l’écharde lui soit enlevée (voir II Cor.12 v.7 à 10), au risque d’en venir au découragement et au risque de lasser l’Éternel ! Mais Paul a su entendre et se soumettre à la volonté de Dieu ! Il est indispensable que nous sachions reconnaître et distinguer ce qui vient de la chair, ce qui vient du malin, et ce qui vient de Dieu, afin d’adopter la bonne attitude, de faire les bons choix, de ne pas se tromper de combat !

Jésus se trouve donc dans un lieu hostile, avec les bêtes sauvages et le diable : rien de très réjouissant, mais observons que dans le désert se trouvent également des anges…Hébreux 1 v.14 nous précise que les anges sont « des esprits au service de Dieu, envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent hériter du salut ». Nous ne les voyons pas, mais ils sont effectivement actifs en notre faveur. Prenons conscience de tout ce que Dieu peut déployer en notre faveur !

Le désert après le baptême, drôle de « récompense » ! Voilà qui en découragerait plusieurs, n’est-ce pas ? Le désert après le baptême, c’est déjà ce qui est arrivé aux Hébreux, au sortir d’Égypte. « Ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer » (I Cor.10 v.2), et bien qu’ils aient été soigneusement accompagnés et pris en charge par l’Éternel, ils ont douté, murmuré et lamentablement échoué ! Finalement, le désert a été leur tombe…Mais au milieu de ce triste gâchis, deux hommes ont su demeurer dans une foi inébranlable, une foi qui honore le Seigneur. Soulignons tout de même que ces deux héros de la foi ont dû demeurer 40 ans dans le désert à cause de l’incrédulité du reste du peuple. Mais ils ont su ne pas murmurer et demeurer solidaires avec tout Israël.

Et faut-il parler de Moïse, ce grand serviteur de Dieu, qui avait tant rêvé d’entrer en terre promise ?! Il en a finalement été privé pour avoir réagi de la mauvaise manière dans le cadre d’une énième manifestation de mécontentement de la part du peuple (Nb 20 v.1 à 13). Le voyons-nous faire des reproches, l’entendons-nous murmurer ? Assurément, non. Bien au contraire, le voici qui donne tous les conseils utiles et nécessaires afin que non seulement le peuple entre en terre promise mais également afin qu’il puisse y demeurer et surtout ne pas en être chassé (voir le livre du Deutéronome). Quel amour, manifesté dans un contexte où plusieurs auraient sombré dans l’amertume !

Dans le désert, Jésus s’identifie à l’homme opprimé par le diable et les démons ; Il s’identifie à tous ceux qui sont éprouvés et qui souffrent. Le désert évoque également la solitude, l’isolement, l’abandon. Le Seigneur sait être auprès de ceux qui sont mis à l’écart, de ceux qui sont oubliés. Il advient que Dieu lui-même favorise l’isolement afin que nous puissions d’autant mieux nous approcher de Lui et compter sur Lui. C’est parfois un temps indispensable pour se remettre en question, pour retrouver le sens des priorités. Il faut cependant parler de ceux qui se retrouvent seuls en raison de leur propre manque de sociabilité, de leur très mauvais caractère (de telle sorte qu’on n’ose plus les appeler) et/ou de leur orgueil (car l’orgueilleux finit par devenir insupportable). Ceux-là accusent généralement le reste des hommes, alors qu’ils ont la nécessité de se remettre personnellement en question ! Le changement est alors possible, et même indispensable !

Le désert évoque également la formation indispensable en vue du service. Si le Seigneur et de nombreux grands serviteurs de Dieu en a eu besoin, à combien plus forte raison avons-nous, nous aussi, besoin de cette formation ! Certes et malheureusement, tous ne sortent pas grandis du désert, mais ceux qui sont aptes au service en sortent mieux équipés. Je crois qu’on apprend beaucoup plus dans les difficultés que dans la facilité. J’ai souvent cité cet homme qui disait qu’il préférait être conseillé par quelqu’un qui avait souffert plutôt que par quelqu’un qui n’avait jamais souffert, et je sais, par expérience, combien ce qui dit cet homme est judicieux. Moïse a eu besoin de 40 années dans le désert, ce qui peut sembler du temps perdu, mais ce qui est, du point de vue de Dieu, du temps bénéfique !!! Ces années ont contribué au dépouillement indispensable afin que Moïse soit un homme parfaitement malléable entre les mains de l’Éternel. Dieu a-t-il pu nous dépouiller, afin que nous revêtions l’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé (Col. 3 v.9 & 10) ? Notons qu’à cet effet, Dieu n’agit pas seul, mais qu’il est indispensable que nous coopérions activement.